La Tarbasse
Mélodie Joinville
2/TIME
Pièce chorégraphique pour deux femmes des temps modernes
Pièce chorégraphique pour deux femmes, vêtues d'un costume noir, d'apparence similaire presque androgynes mais que tout oppose dans l’esthétique des corps. L'une est petite et blonde, l'autre est grande et brune. Amies, soeurs ou semblables, elles livrent une partition dansée intense, alternant entre l'humour et l'émotion, la complicité et l'adversité entre deux femmes.
Articulation de mouvements synchronisés, répétés à l'identique, jeu d'un corps à corps fusionnel jouant tantôt sur la complémentarité ou l'altérité des deux corps.
À travers une écriture chorégraphique contemporaine rythmée, 2/TIME vient bousculer les codes de références autour du corps et de l'esthétique de la femme en particulier, interrogeant enfants comme adultes, sur les visions académiques du «beau» et de ses représentations dominantes féminines. Avec une pointe d'humour ce duo cherche à transgresser ces rituels esthétiques jouant sur l’instabilité fougueuse des mouvements, la mouvance d'une cadence repoussant les limites de la performance physique des interprètes cherchant à mettre en valeur le travail sur la personnalité et la différence créant finalement une symbiose parfaite entre ces deux femmes.
Dans ce monde, la femme occupe beaucoup la pensée ! " Que faire d’elle ? Où la ranger ? Comment la défendre ?" Et si l’on se disait que la femme est un homme comme un autre ? La femme masculine ou L’homme féminin. Qu’est-ce qui change au fond ? Le sexe ? Le corps ? La mentalité ? Sur ce dernier point, c’est un phénomène de société, une société faite de cases à remplir qui veut se gaver : d’informations, de drames, d’histoires qui éloignent les gens d’eux- mêmes. Se regarder et faire face à soi ! Tout ça fait peur ! La peur éloigne de la réalité.
Les problèmes se créent, les débats s’échauffent, le féminisme s’en mêle et la femme dans tout ça ?
Lui demandons nous son avis ?
«La femme ne saurait pas se défendre ? La femme attendrait ? La femme serait lâche ? La femme subirait ? » ... disent-elles ? disent-ils ? « Regarde toi dire ! Regarde toi être ! Aide ton regard devenu aveugle ! Laisse entrer la lumière dans l’obscurité de ton jugement.»